Le journal d'Adeline : "Mercredi des scènes plus musclées..."

La semaine va être difficile, mon fils est hospitalisé et doit subir une intervention grave...

Place des Lices

J'arrive sur le plateau avec des lunettes noires et les yeux rougis. J'explique la situation au réalisateur et à l'équipe pour qu'ils ne soient pas surpris de mon attitude. Tout le monde comprend, je me sens soutenue. Ça fait du bien, mais je ne veux pas que mes problèmes personnels interfèrent dans mon travail. Nous avons une scène violente à tourner, j'en parle avec Pierre-François, le réalisateur pour savoir s'il me veut dure ou plus dans l'émotion. Si je dois pleurer, j'ai peur d'ouvrir les vannes et de ne pas pouvoir les refermer. La scène est étrangement proche de ma situation. Je viens expliquer à une femme que mon fils est à l'hôpital, sur une table d'opération entre la vie et la mort... La comédienne en face de moi a du mal. Tout est plus compliqué que prévu. Ça arrive... La journée va être longue, je ne pense qu'à mon fils dès que je ne joue pas. Il faut savoir compartimenter, c'est une question de concentration. Sans cette force de concentration je n'arriverais à rien. C'est dans la soirée qu'Aïtor sort du bloc, tout va bien. Soulagée sans doute, mais triste de ne pas être à ses côtés.

 

Mardi nous arrivons avant tout le monde sur le plateau de la villa Caroline. J'adore voir tout le monde arriver et peu à peu s'organiser, s'accaparer l'endroit. Pendant ce temps nous faisons des italiennes (répétition de texte) avec Tom, nous avons des couloirs de textes interminables ! Nous finirons par une scène de nuit en extérieur, mère et fils en tenue de nuit, façons été... Caleçon et débardeur... On se gèle pour la bonne cause ! Le rendu à l'image est superbe.


Mercredi des scènes plus musclées... Une tentative d'assassinat qui me vaut une vertèbre déplacée et le bassin bloqué ! Les dangers du métier ! Stéphanie, la productrice artistique et Jérôme le producteur viennent déjeuner avec nous, ils ont vu le premier montage de l'épisode 1. Ils en sont vraiment contents, même s'il reste des modifications à faire. J'ai hâte de le voir ! Nous parlons aussi de la musique du générique, ils ont des pistes.

Sous le soleil de Saint-Tropez - Photos d'Adeline Blondieau


Jeudi, petite journée commencée dans une salle municipale de Gassin, Tom s'énerve, une phrase de son texte lui résiste ! C'est rare. Puis je rejoins l'autre équipe pour faire des photos avec Nadège. Pour l'occasion je découvre un nouveau décor, le bungalow de Claudia, posé sur la plage de la Ponche. L'endroit est juste magique ! La télé suisse est là, un journaliste d'Accès privé aussi, plus notre photographe de plateau qui veut monter une photo de Nadège et moi. Cette dernière me fait rire quand elle lance qu'elle adorait me regarder sur ma grosse moto dans SLS ! Cela me surprend toujours ! A la cantine l'un des techniciens Alain, qui est un bon plongeur, nous à réservé une belle surprise : la pêche aux oursins est ouverte et il en a pêché suffisamment pour que tout le monde puisse en déguster. Il fait si beau, la cantine est sur un plateau spacieux, du coup, les gars improvisent une partie de pétanque. C'est ça l'esprit de notre tournage ! Boulot, mais dans les moments de pause, du plaisir et de la convivialité.

 

 

Vendredi tournage à St-Trop ! Place des Lices. Il est tôt mais déjà des badauds s'approchent intrigués. Peu à peu la foule s'étoffe. Nous sommes l'attraction et les gens s'ils ont l'air ravi et intéressé ne semblent pas surpris de nous voir là ! On fait partie des meubles ! Je dois traverser la place des Lices en pensant aux soucis de Caroline Drancourt, une scène simplissime, a priori. Les assistantes du réalisateur vont prévenir les boulistes et les touristes de ne pas regarder la caméra, ni de saluer la comédienne... Première prise, tous me regardent en souriant. Deuxième prise, ils me saluent et me disent qu'ils sont contents de nous revoir ici... Il est donc impossible de tourner ! C'en est amusant, impossible de tourner à cause des témoignages de sympathie ! On passe donc aux autres séquences.

 

 

Toute l'équipe se déplace à travers les petites rues piétonnes, le matos chargé sur des chariots, direction le port. On « rubalise » l'endroit tellement il y a de monde qui nous entoure. Ça fait du bien à l'équipe de voir que notre popularité est toujours là, même si cela ne facilite pas la tâche des caméraman Stéphane et Charles... Qui sont heureusement deux hommes doués d'une grande patience ! On nous photographie de toute part. Et Cédric, le régisseur doit s'improviser garde du corps pour m'extirper de la foule gentiment au bout d'un bon moment. Je ne peux pas m'éterniser à signer et pauser, j'ai un avion à prendre pour passer le week-end avec mon fils !

 

Publié le 22 novembre 2012 à 14:56 (mis à jour le 21 janvier 2013 à 11h29)
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