Une hyperhydrose, à grandes eaux

Transpirer est un phénomène naturel jusqu'à un certain point... où mieux vaut endiguer le flux.

Hyperhydrose
C'est pour évacuer la chaleur et ainsi maintenir une température interne constante, en gros 37°, que les glandes sudorales fabriquent de la sueur, composée en quasi-totalité d'eau (puisée dans le plasma) qui s'évapore à la surface de la peau.

En effervescence
La transpiration corporelle résulte essentiellement de l'activité des quelques millions de glandes eccrines, réparties sur le corps entier et plus particulièrement sur les paumes de mains, la plante des pieds, les aisselles, le cuir chevelu et le front. Elle est initialement inodore et ce n'est que dans un second temps, en raison de la dégradation des bactéries de la flore cutanée et de l'oxydation à l'air libre, que des mauvaises odeurs peuvent s'échapper...

Les glandes apocrines, associées au follicule pilo-sébacé des aisselles ou de la région ano-génitale (de l'anus et des organes sexuels), deviennent fonctionnelles à la puberté, libérant une sueur plus "laiteuse", elle aussi dégradée sur la peau, au contact de l'air.

La transpiration quand elle est excessive devient gênante, que cette hyperhydrose soit primaire, sans cause bien identifiée, souvent familiale (elle débute habituellement à la puberté), ou secondaire, liée à une raison évidente (une forte fièvre, un effort inhabituel ou une émotion), certains médicaments ou maladies endocriniennes (une hyperthyroïdie), les bouffées de chaleur de la ménopause, un surpoids, etc.

Hors le volume, c'est l'odeur qui complique l'hyperhydrose, notamment au niveau des aisselles et de la plante des pieds.

Petits moyens
Deux solutions, en complément bien sûr d'une hygiène parfaite (toilette fréquente, sous-vêtements propres et en fibres naturelles, bains de pieds froids astringents, chaussures aérées, etc.), les actifs antiperspirants et les déodorants, neutralisants.

Les premiers réduisent le volume de la sueur en obstruant le pore sudoral, grâce à leur effet astringent. Les différents sels d'aluminium (acétate, gluconate, benzoate, salicylate ou de lipo-aminoacides) figurent dans la composition de beaucoup d'antiperspirants qui transforment aussi les acides gras responsables des mauvaises odeurs en sels métalliques non volatils et par conséquent inodores... Le chlorure d'aluminium (et l'hydroxychlorure, moins acide) est souvent préféré, en raison de sa plus grande efficacité.

L'autre option consiste à masquer les odeurs. On utilise pour cela des antiseptiques (chlorhexidine, éthanol, triclosan, chlorure de benzalkonium, etc., y compris des huiles essentielles, de thym, d'origan ou de lavande) qui limitent la prolifération bactérienne, des masqueurs (essences aromatiques et autres parfums) ou des capteurs d'odeur qui piègent les produits de dégradation de la sueur au fur et à mesure de leur formation (poudre de talc par exemple).

Certains produits sont "deux en un" : les huiles essentielles, à la fois antiseptiques et capteurs d'odeur, ou les sels d'alun (sels d'aluminium naturels) et les chlorures d'aluminium, antiperspirants et antiseptiques. À tester enfin, un remède de fond homéopathique, Calcarea carbonica, Sulfur, Silicea, Mercurius solubilis et/ou China rubra, en fonction de chaque individu, selon les circonstances de survenue de cette transpiration.

 

Publié le 25 octobre 2012 à 18:27 (mis à jour le 25 octobre 2012 à 18h29)
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