Par , le 11 novembre 2012 à 23h30

Une colopathie fonctionnelle, plus volontiers du genre féminin

Colopathie fonctionnelle, colite spasmodique, troubles fonctionnels intestinaux (TFI) ou syndrome de l'intestin irritable... Des noms différents pour une même maladie qui touche plus d'une personne sur 10 en France.

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Colopathie

La colopathie fonctionnelle concerne l'intestin, à l'étage du grêle (où se produit l'essentiel de la digestion et de l'absorption des nutriments) et du gros colon plus spécifiquement. Elle produit une sensation de gêne dans le ventre a minima, des douleurs abdominales diffuses ou localisées (à type de contraction, spasme, brûlure, etc.), des ballonnements (le soir ou après le repas) et/ou une altération du transit intestinal, avec des épisodes de constipation, de diarrhée, parfois une alternance de diarrhées et de constipation.

Fonctionnel...
Les TFI évoluent par poussées, sur plusieurs semaines ou mois, celles-ci étant déclenchées par des facteurs encore mal déterminés, peut-être infectieux (à l'origine d'un déséquilibre de la flore intestinale), alimentaires, psychologiques (le stress exacerbant les symptômes), etc.

Les TFI seraient dus à un trouble de la sensibilité (un seuil douloureux abaissé) et de la motricité du colon (les femmes, qui y sont plus sujettes, ont un colon plus long que les hommes, ce qui allonge le temps de transit et facilite les incidents de parcours...).

Toutefois, ces signes d'une perturbation de l'appareil digestif sont voisins de ceux qui révèlent une anomalie organique (par opposition à fonctionnelle), quand un organe est effectivement touché. Ou pas !


On peut méconnaître, à mettre tous les symptômes digestifs sur le compte de la colopathie fonctionnelle, des calculs vésiculaires, urinaires, une tumeur, une parasitose ou un problème gynécologique.

Une colopathie, souvent présente toute la vie, ne protège pas d'autres maladies digestives, mais elle n'accroît pas le risque de survenue d'un cancer. Toutefois, lorsque les symptômes sont récents ou en cas d'émission de sang ou de glaire avec les selles (des désordres qui ne sont plus fonctionnels uniquement), une coloscopie de précaution est indispensable pour écarter l'hypothèse d'un cancer notamment.

Traiter les symptômes
Si décidément les troubles intestinaux ont bien une allure fonctionnelle, l'objectif est de trouver un traitement efficace... Première étape, repérer les grosses erreurs diététiques (repas déséquilibrés, mal répartis dans la journée et grignotage), puis adopter une alimentation riche en fibres (les légumes et fruits secs, les céréales complètes sont dans ce contexte les plus sûrement intéressants). Gare toutefois au virage alimentaire brutal, initialement mal supporté (et par conséquent abandonné) ou impossible à tenir sur la durée...

La situation est réévaluée après deux mois de ces ajustements diététiques, accompagnés d'une activité physique plus soutenue. On ajoute s'il le faut un traitement symptomatique, des douleurs et des troubles du transit : antispasmodiques, topiques intestinaux (à base de charbon ou d'argile, qui agissent très localement en augmentant la protection de la muqueuse vis-à-vis de facteurs d'agression encore indéterminés ou en adsorbant les gaz) et/ou régulateur de transit, qui modifie la consistance des selles. Les plantes (extraits de plantes fraîches ou cocktails en compléments alimentaires), certaines huiles essentielles (la menthe poivrée) ou les probiotiques, qui agissent à toutes les étapes de la digestion, sont un appoint précieux.

Enfin, certaines stations thermales améliorent indéniablement la situation intestinale (Plombières ou Châtel-Guyon par exemple).

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