Par , le 11 novembre 2012 à 23h35

Un psoriasis, affichant et donc ressenti comme grave

Un psoriasis n'est pas une maladie grave en ce qu'il ne réduit pas l'espérance de vie, mais il peut certainement la gâcher. Le traitement est le résultat d'un compromis, la moins mauvaise solution, point trop contraignante en regard du “handicap peau“...

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Psioriasis
Près de deux millions de personnes en France ont un psoriasis. Et si plus de la moitié ont une forme légère de la maladie, près de la moitié donc en font une forme modérée ou sévère, plus affichante puisque l'organe malade est ici la peau. Le ressenti des lésions, de légères à sévères, étant moins fonction de leur étendue que de leur emplacement, autrement dit de leur visibilité.

Ni contagieux ni allergique

Du simple érythème recouvert d'une légère desquamation à la plaque érythémato-squameuse (rouge et squameuse) caractéristique, arrondie, bien limitée, qui saigne au grattage, des localisations caractéristiques (coudes, genoux, cuir chevelu et région lombaire) aux plus inhabituelles (muqueuses, paupières, etc.), la présentation du psoriasis est éminemment variable d'un individu à l'autre.
Il peut survenir à n'importe quel âge, plus volontiers entre 10 et 30 ans, évolue par poussées, entrecoupées de phases de rémission où il est alors au repos ; certaines formes de psoriasis resteront très localisées, d'autres s'étendront, un avenir difficilement prévisible.

Les plaques sont la conséquence du renouvellement accéléré des cellules de l'épiderme caractéristique de la maladie. La sensibilité à développer un psoriasis est semble-t-il transmise de façon héréditaire, les poussées étant déclenchées ou les plaques déjà en place aggravées par un certain nombre de facteurs externes (des vêtements qui frottent, un traumatisme cutané par exemple) ou internes (certains médicaments, le tabac, l'alcool ou le stress).

Un "contrat" de traitement


La peau est convenablement préparée, par des émollients (comme la vaseline) puis des exfoliants ou kératolytiques (tel l'acide salicylique) pour enlever les squames sèches. Ces deux produits suffisent d'ailleurs pour les formes minimes et très superficielles de "pso". Le temps de réparation de la peau étant allongé de 15 jours en cas de grattage...

Ensuite, un cran au-dessus, on y ajoute un dérivé de la vitamine D ou un rétinoïde (un dérivé de la vitamine A, à la fois anti-inflammatoire et régulateur de la maturation des cellules de l'épiderme), en crème toujours, un jour sur deux, en alternance avec des corticoïdes (et leurs nombreux effets indésirables), au moins en "traitement d'attaque". Un travail d'entretien de la peau souvent fastidieux...

Dans les formes modérées, en association aux soins locaux, on propose, aux formes plus étendues, a minima des bains de soleil, voire l'exposition à des UVB ou à des UVA. En veillant à ne pas dépasser une dose cumulée de rayons, source de vieillissement prématuré de la peau et de cancer cutané à long terme. Quant aux formes sévères, leurs traitements sont plus "agressifs"... Tels les rétinoïdes par voie générale. Ou les immunosuppresseurs, moins bien supportés. Enfin, pour les personnes réfractaires ou intolérantes aux produits de référence plus anciens, les biothérapies, ciblées sur les molécules de l'inflammation psoriasique.

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