La rosacée est une maladie inflammatoire chronique de la peau du visage, d'origine vasculaire, qui concerne au moins 10 % de personnes en France. Elle touche plus volontiers les femmes (3 pour un homme) à la peau claire, fine et/ou sèche, cheveux blonds et yeux bleus. L'on constate encore que ce phénomène est héréditaire et que la rosacée est due à un dysfonctionnement du "système vasculaire de refroidissement" de la face, régulateur de la température intérieure : en cas de couperose, le retour veineux du visage est empêché, le sang stagne et les microvaisseaux se dilatent.
Juste avant la rosacée
Elle évolue de façon non stéréotypée et du coup imprévisible, en débutant par un stade 1, 2 ou 3 selon sa sévérité, puis en y restant, ou non... Ainsi, l'on peut rester au stade des flushes uniquement toute sa vie. Plus classiquement, la rosacée débute par une érythrose, des rougeurs intenses, transitoires, de plus de 10 minutes (à ne pas confondre avec les bouffées de chaleur), sur les ailes du nez et les pommettes plus volontiers ; ces flushes s'accompagnent d'une impression de chaleur, de brûlure et/ou de picotements. Quand les rougeurs persistent, des télangiectasies, c'est-à-dire des petits vaisseaux dilatés (par conséquent visibles à la surface de cette peau fine), apparaissent, de façon bilatérale et symétrique, ce qui constitue la couperose.
Au stade de la rosacée, des boutons inflammatoires (des papulopustules) peuvent surgir, par poussées (tous en même temps), sur les zones rouges (les joues et le pourtour des yeux). Enfin, après des années d'évolution, ces phénomènes s'amendent parfois, près d'une fois sur deux, ou à l'inverse s'aggravent et la peau du visage peut alors se déformer, plutôt chez l'homme, en un œdème persistant du nez.
De la douceur !
À chacun des quatre stades de la maladie, il existe une solution même si l'on ne peut pas guérir d'une rosacée... Au stade 1, des rougeurs transitoires (les flushes) ou permanentes, on évite les facteurs déclenchants de poussées, comme un repas épicé, un changement brutal de température, l'alcool, une émotion, les effets des rayonnements ultra-violets, par des photoprotecteurs, etc.
Pour la toilette, et ce à tous les stades de la maladie, de la douceur : lavage au pain surgras ou au lait (une texture fluide, avec peu d'actifs), pas de gommage ou d'acides de fruits, et séchage délicat. Le soin du visage ensuite appliqué peut contenir des ingrédients qui protègent les microvaisseaux et des pigments ou des nacres vertes pour atténuer les rougeurs. Pour éteindre le feu rapidement, un masque d'eau thermale.
Au stade 2, d'érythro-couperose, les lasers vasculaires sont une bonne option, sur les microvaissseaux dilatés. Au stade 3, des papulo-pustules, des antibiotiques sont indiqués, cyclines per os (comme pour l'acné) ou métronidazole local sur plusieurs mois. Le rhinophyma du stade 4, rarissime, peut être opéré ou traité au laser.



